La fiche Matière active synthétise les données relatives à la santé et à l’environnement de la matière active sélectionnée. Pour obtenir plus d'information, consultez les fiches détaillées.
Elle agit par contact et ingestion et est dotée de propriétés systémiques. Elle est active au niveau du système neveux des insectes en prenant la place du neurotransmetteur (acétylcholine) dans le récepteur post-synaptique. Son mode d'action est différent de celui des autres insecticides (esters phosphoriques, carbamates ou pyréthrinoïdes de synthèse) qui constituent l'essentiel des insecticides du sol actuels. L'imidaclopride est le premier insecticide du sol systémique appliqué en traitement de semences. Il présente un large spectre d'efficacité sur les insectes piqueurs-suceurs (pucerons, cicadelles...), les Coléoptères, quelques Diptères et Lépidoptères. (Référence : Association de coordination technique agricole. Index phytosanitaire ACTA 2021.)
Comportement sur la culture : Systémique
Mode de pénétration sur l'ennemi : Insecticide de contact
Mode de pénétration sur l'ennemi : Insecticide d'ingestion
Liste des insectes confirmés résistants au Québec : carpocapse de la pomme, doryphore de la pomme de terre, fausse-teigne des crucifères.
Liste des insectes et acariens soupçonnés résistants au Québec : aleurode des serre, aleurode du tabac, altise des navets, cécidomyie du chou-fleur (aucun cas de résistance confirmé mondialement), puceron de la digitale (aucun cas de résistance confirmé mondialement), punaise terne, thrips de l'oignon, thrips des petits fruits. Le groupe 4 est divisé en sous-groupes. Bien que ces sous-groupes sont supposés avoir le même site d'action, les preuves actuelles indiquent que le risque de résistance croisée entre ces sous-groupes est faible.
Effets sur les fonctions physiologiques : nerf et muscle.
Mode et site d’action : agoniste/antagoniste du récepteur nicotinique de l’acétylcholine. Fixation sur le récepteur nicotinique de l’acétylcholine, avec interruption de la transmission de l’influx nerveux. Agonistes du récepteur nicotinique de l'acéthylcholine (nAChR).
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L’imidaclopride est légèrement à modérément toxique par voie orale et faiblement toxique par les voies respiratoire et cutanée. Il est non irritant pour la peau et les yeux et il n’est pas un sensibilisant de la peau. |
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Des études de toxicité chronique n’ont démontré aucun signe évident d’intoxication, et il n’y a aucun signe d’oncogénicité. L'imidaclopride n'a pas démontré de sensibilité accrue des petits après une exposition in utero ou postnatale dans les études sur la reproduction et le développement. Il n'est pas génotoxique et il ne perturbe pas la fonction endocrinienne. Cependant, il pourrait causer une neurotoxicité. |
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L’imidaclopride est modérément toxique chez les invertébrés aquatiques d’eau douce (CE50 – 48 h de 6000 µg/L pour Daphnia magna). Il est légèrement toxique chez les poissons d'eau douce (CL50 - 96 h > 83000 µg/L chez la truite arc-en-ciel) et les algues vertes (CE50 - 96 h > 10000 µg/L pour Scenedesmus subspicatus). Il est faiblement toxique pour les plantes vasculaires (CE50 – 7 jours > 105000 µg/L pour Lemna gibba). Le potentiel de bioaccumulation dans les tissus des organismes aquatiques est faible selon le log P de cet insecticide. |
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L’imidaclopride est modérément toxique chez les oiseaux exposés par voie orale (DL50 de 283 mg/kg p.c. chez le canard colvert et DL50 de 152 mg/kg p.c. chez le colin de Virginie). |
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Cet insecticide est très toxique chez les abeilles (DL50 par voie orale de 0,0038 µg/abeille et DL50 par contact de 0,043 µg/abeille). |
Élevée
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L’imidaclopride est très persistant dans les sols en condition aérobie (demi-vie de 157 à 973 jours). Il est faiblement persistant à très persistant dans l’eau en condition aérobie (demi-vie de 4,2 à 331 jours). Cet insecticide résiste à l’hydrolyse aux pH normalement rencontrés dans l’environnement. Il est rapidement photolysé en milieu aquatique (demi-vie de 0,2 jour) et à la surface du sol (demi-vie de 18 heures à 38,9 jours) lorsqu'il est exposé à la lumière du soleil. |
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Élevé
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La valeur de la constante d'adsorption sur le carbone organique (Koc) de l'imidaclopride varie de 41 à 1560 ml/g. Il est mobile à légèrement mobile dans les sols et son potentiel de lessivage est élevé. Il peut donc contaminer l'eau souterraine par lixiviation. L'imidaclopride peut aussi contaminer l'eau de surface par ruissellement. Il est peu susceptible de se volatiliser à partir des sols humides et de l'eau selon la constante de la loi de Henry (H = 9,9 X 10-13 atm.m3/mol). |
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